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En recherche d’emploi ou de stage, comment passionner un recruteur et savoir vous vendre grâce au storytelling ? Le guide complet

Comment réussir un entretien d’embauche ? Comment décrocher l’emploi ou le stage de ses rêves ? Alors qu’on a la quarantaine, qu’on a changé plusieurs fois de cap professionnel ? Ou qu’on est timide ? Ou qu’on a très peu d’expérience professionnelle ? Vous aussi, vous avez le droit d’être reconnu pour vos aptitudes, votre talent. Pour ça, vous devez changer de méthode. Et maîtriser les techniques d’influence. C’est ce que vous allez découvrir dans ce guide complet. Toute la puissance du storytelling personnel. Et comment il va vous aider à séduire un DRH (comme ce fut le cas pour moi).

Ce que vous allez apprendre sur l’entretien d’embauche :

  • Comment mener une entrevue comme personne d’autre et qui va passionner un recruteur.
  • Comment assurer la meilleure préparation possible pour un recrutement. Et scotcher votre futur patron.
  • Pourquoi vos défauts ne sont pas un frein le jour de l’entretien (contrairement à ce que vous rabâchent ceux qui ne savent pas se vendre).
  • La méthode en 8 points pour un entretien d’embauche qui va faire pétiller les yeux de n’importe quel DRH (qui connaît son job).
  • Comment vous présenter pour avoir le travail qui vous fait rêver. Et qui vous échappe depuis trop longtemps (avec deux exemples concrets).

Un bon conseil : cet article est un guide complet. Il se lit avec concentration. Si vous n’êtes pas dans un endroit calme, je vous conseille donc de le mettre dans vos favoris et de le parcourir à tête reposée, en prenant des notes.

Pourquoi réussir un entretien d’embauche est si important ?
– Car vous ne devez plus être doublé par les autres dans votre recherche d’un nouveau métier.
– Vous ne devez plus avoir peur, ni perdre vos moyens, lors d’un entretien pour un poste.
– Vous ne devez plus être l’éternel candidat qu’on ne rappelle jamais. Parce qu’il est “trop ceci“. Ou “pas assez ça“.

Si vous estimez faire tout comme il faut, mais que vous n’avez pas les résultats que vous espérez.
Si vous n’en pouvez plus d’être le candidat -ou la candidate- qui reste sur le carreau.
Car vous n’arrivez pas à défendre vos chances face à un recruteur.
Car vous pensez que vous n’avez pas les compétences nécessaires pour le poste en question. Ou que vous souffrez du syndrome de l’imposteur.
Alors lisez bien la suite. Vous allez apprendre ce qui vous manque pour réussir un entretien de recrutement.

Et ce qui vous manque, ce n’est pas ce que vous croyez…

Réussir son entretien d’embauche, contrairement à ce qu’on vous dit, ce n’est pas qu’une question de compétences…

Un entretien d’embauche, c’est fait de questions et de réponses. Les questions les plus récurrentes, vous les connaissez déjà (“présentez-vous“, “quels sont vos points forts“, “vos points faibles“, “pourquoi devrais-je vous choisir vous“, etc.)

Mais c’est avant tout une rencontre, un échange, entre un recruteur et un demandeur d’emploi.

On n’y parle pas que de projet professionnel. Le jour de l’entrevue, votre futur employeur veut connaître votre personnalité.

  • Si vous êtes fiable.
  • Si vous êtes honnête.
  • Si vous lui faites une bonne impression.

Réussir son entretien d’embauche, ce n’est donc pas qu’une question de compétences professionnelles. C’est aussi une question de confiance en soi, d’affirmation de sa personnalité.

Il faut faire passer des émotions.

Je vais vous expliquer comment. Mais avant, avez-vous, vous aussi, connu cette situation, avant de rencontrer votre recruteur…

– Vous n’arrivez pas à être convaincant.
– Vous vous dévalorisez.
– Vous jalousez même ceux qui ont une belle carrière.

Je sais de quoi je parle, j’ai vécu aussi cette période difficile.

Vous l’avez déjà ressenti (comme moi) ? Ce regard pesant du recruteur pendant que vous parlez. Comme s’il attendait que vous ayez fini, car, visiblement, il s’ennuie. Tout juste s’il ne regarde pas ostensiblement sa montre pour vous faire voir qu’il faudrait abréger…

Il baisse la tête, fait semblant de relire votre CV. Et vous, vous continuez le monologue…

De toute façon, que pouvez-vous faire d’autre ? Le DRH en face de vous reste muet. Penché sur ses notes. Pourtant, vous n’avez fait que répondre à sa question. Il vous a bien demandé d’expliquer votre parcours professionnel, non ? Il s’attendait à quoi, que vous vous leviez pour mimer votre précédent métier ? (Ne riez pas, je l’ai fait !)

Vous le sentez au fur et à mesure que l’entretien de recrutement se poursuit. Vous ne serez pas retenu(e). Vous “n’accrochez pas”. La demi-heure est passée. Fin du rendez-vous. Le directeur des ressources humaines vous raccompagne gentiment à la porte.

comment réussir son entretien de recrutement - dessin d'un homme déçu après une réponse négative.

Vous sentez vos épaules qui pèsent lourd, si lourd. Vous tentez la question qui tue : « Comment dois-je procéder pour la suite ? Je vous recontacte ? » Mais vous n’y croyez pas vraiment à votre phrase.

« Mais tu n’as pas compris, tu n’es pas pris, tu colles pas avec le job. »

Voilà ce que pense le DRH au fond de lui…

Le directeur des ressources humaines vous fixe. Au fond de lui, il a envie de vous lâcher : « Mais tu n’as pas compris, tu n’es pas pris, tu colles pas avec le job. »

Mais, non. Il est poli le monsieur. Alors il vous répond la formule que vous avez si souvent entendue et que vous ne supportez plus : « Nos services vous recontacteront sous trois semaines… »

Vous êtes déçu(e), pourtant :

– Il vous plaisait, cet emploi. Pire, vous en avez besoin. Après plusieurs mois d’inactivité, la fin de la période d’indemnités chômage approche… Il faut vite gagner de quoi remplir le frigo. Sans parler du malaise quand vous annoncerez ce nouvel échec à votre chéri(e).

– Vous vous étiez bien préparé(e). Vous aviez écouté les conseils des DRH que vous aviez lus sur YouTube, dans les blogs spécialisés. Vous aviez anticipé les questions pièges (“quels sont vos plus gros défauts”, “vendez-moi ce stylo” (celle-là aussi on me l’a faite, il y a dix ans, et je me suis bien vautré) ;

– Vous aviez appris par cœur les savoir-faire recherchés pour le poste.  Ils collaient comme par magie avec votre expérience ! Tous ces efforts, pour rien…

Préparer son entretien d’embauche, c’est fabriquer un storytelling qui va passionner. Et pas aligner des expériences professionnelles

Cette histoire d’entretien d’embauche raté, si douloureuse, vous l’avez vécue ? Rassurez-vous, moi aussi. Et c’est le lot de pas mal de candidats. Peut-être en ce moment même (tout dépend l’heure à laquelle vous lisez ces lignes…)

Vous comme moi, nous avions 80 à 90 % des compétences requises. Notre CV collait avec le job. Mais nous n’avons pas été retenus. Avec toute la déception qui s’ensuit. Voire le découragement, parce que décrocher un entretien, ce n’est pas si facile.

Surtout, pour un travail qui vous attire vraiment.

Bon, et si je vous disais que ce qui vous est arrivé, ce n’est pas de votre faute. Pourquoi ? Parce que tous les conseils que vous avez recueillis pendant votre minutieuse préparation à l’entretien, ont oublié un détail primordial.

Le recruteur est un homme (ou une femme). Il (ou elle) a besoin de comprendre en moins de 5 minutes ce que vous faites là, et surtout CE QUE VOUS POUVEZ LUI APPORTER.

C’est-à-dire COMMENT VOUS POUVEZ RÉSOUDRE SON P… DE PROBLÈME.

Le recruteur, il a aussi ses soucis personnels :

  • ne pas être en retard pour aller chercher les enfants ;
  • ne pas oublier le pain ;
  • prendre rendez-vous chez le garagiste. Etc.

Ou professionnels :

  • je vais encore me faire eng… par le directeur général si ce recrutement ne marche pas” ;
  • il faut que je fasse vite car le congé maternité de Nathalie approche à grands pas ET JE DOIS LA REMPLACER RAPIDEMENT“).

Vous le savez bien, vous n’êtes pas le seul à postuler à ce job. Il y a du monde à la porte. Alors, quand vous déboulez à 16 h 30 et que vous êtes le 14e candidat du jour, vous comprenez que le DRH soit distrait.

C’est humain, non ?  Peut-être même qu’à sa place, vous en feriez autant. Qu’en pensez-vous ?

emploi storytelling _ homme de dos et femme au cours d'un entretien au café
Les sites de recherche d’emploi donnent d’excellents conseils. Mais trop peu parlent aussi de l’aspect émotionnel d’un entretien de motivation.

Et quel est votre handicap, à vous ? C’est que, comme moi, votre CV n’est pas linéaire.  Ou pas assez fourni (vous savez, avec les bonnes cases cochées). Et nous sommes en France. Un curriculum où apparaissent des changements de cap, des trous, de nouvelles orientations, ça fait peur au recruteur.

Il y a une petite voix dans sa tête -comme Gollum dans le Seigneur des Anneaux- qui lui dit : « Celui-là, ne le prends pas, il va te trahir à la première occasion. »

Donc, mauvais point pour vous. CAR LA PEUR TAPE DANS LA PARTIE REPTILIENNE DU CERVEAU DU RECRUTEUR.

Alors, vous devez le rassurer.

Vous allez vous connecter avec lui.

En utilisant le storytelling dans votre recherche d’emploi, vous émettez un message positif. Vous êtes sûr(e) de vous. Et le recruteur le ressent. C’est le secret que je dois vous livrer.

Mon secret pour trouver un nouveau poste se cachait dans mes vieux cahiers

Je vais vous livrer mon secret, qui va vous être très utile.

Ce secret m’a permis de trouver un nouveau poste, à un moment où j’étais au plus mal. J’étais sans revenu (j’avais plaqué mon précédent travail car j’étais épuisé), et en perte de confiance totale.

Je cherchais un nouvel emploi. C’était au 1er trimestre 2013. Le temps pressait, car je n’avais pas pu suspendre mon crédit pour l’appartement. Les échéances tombaient tous les mois. J’avais une pression énorme sur les épaules.

Ma femme tenait le foyer à bout de bras. Je lui en suis encore reconnaissant…

Les réunions collectives à Pôle Emploi du lundi matin, ce n’est pas franchement rock’n’roll (et je n’ai rien contre Pôle Emploi, bien au contraire).

J’avais tout tenté : les recommandations des proches, les réunions collectives à Pôle Emploi du lundi matin (pas franchement rock’n’roll), les salons de recrutement.

Ah, ces fameux salons, avec départ à 6 heures du matin de la gare, direction Lyon. Je devais arriver parmi les premiers pour défendre tout de suite mes chances… Mais non. Je n’imprimais pas pendant les entretiens. Comme François Hollande quand il était président de la République.

Total looseur.

J’ai essayé de comprendre pourquoi. Je voulais enfin savoir ce qui clochait :

  • Mon CV n’était pas si mal.
  • Souvent, mes compétences étaient au-dessus de celles requises.
  • J’avais de l’expérience.
  • Je n’étais pas si vieux que ça (40 ans, ça va, non ?).
  • Je montrais mon intérêt pour le poste.
  • J’essayais de faire une bonne première impression.
  • Je soignais mon dress code (costard cravate).

Bon alors ?

J’ai compris une chose : j’avais du mal à expliquer ma reconversion professionnelle. Un choix que j’ai fait à 36 ans. Abandonnant mon ancien métier de journaliste dans l’espoir de travailler dans la communication d’entreprise.

À chaque fois, je me heurtais à la même question : « Expliquez-moi ce qui a motivé votre décision. Journaliste, c’est un métier passionnant, non ? » Et là, je bafouillais. Je ne trouvais pas mes mots. J’étais confus. Je perdais ma belle assurance.

JE COMMUNIQUAIS MON DOUTE À LA PERSONNE QUI M’ÉCOUTAIT.
MON LANGAGE CORPOREL ME TRAHISSAIT.

Vous est-il arrivé, à vous aussi, de vous détester par moment ? De ne pas comprendre pourquoi vous réagissiez ainsi ? Ce mal à l’aise pendant la prise de contact, et bien, l’employeur le ressent. Même si vous parvenez à le noyer dans vos mots, votre malaise transparaît dans votre communication non verbale (gestes, respiration, tics). Et vous n’y pouvez rien.

Si je vous disais que vous pouvez inverser le rapport de force et redevenir désirable ?

  • Quel bonheur d’entendre des questions pertinentes de la part du recruteur, de voir que vous l’intéressez.
  • Quelle puissance retrouvée quand il vous fixe de son regard et écoute VRAIMENT ce que vous dites.
  • Quelle énergie retrouvée quand il argumente sur les bons côtés de son offre d’emploi, les conditions offertes (ça, c’est un point primordial – astuce de vendeur !)
  • Quel bonheur de vous sentir (enfin) désirable.

C’est ce que j’ai vécu quand j’ai décidé de changer de discours. Je n’ai plus écouté les conseils des experts autoproclamés du recrutement. Je n’ai plus récité mon parcours à la mode « gnan gnan j’ai commencé par ça, puis gnan gnan j’ai continué par ça ».

  • J’ai inventé ma méthode, basée sur mon expérience de douze années de journaliste. 
  • J’ai relu tous mes cours de mon école de journalisme. 
  • J’ai appliqué les techniques et les plans du récit à mes entretiens d’embauche.
  • J’ai réalisé que les soft skills (personnalité et savoir-être) peuvent faire la différence le jour de l’entretien.

Après tout, j’ai écrit plus de 2000 articles quand j’étais journaliste. J’ai été lu par des dizaines de milliers de gens. Pourquoi ne pourrais-je pas utiliser cette expérience pour intéresser une personne stratégique, mon recruteur ? 

Depuis ce changement et cette prise de conscience, je n’hésite plus.  En appliquant le storytelling pendant un entretien d’embauche, mes mots viennent tout seuls car j’ai ma structure en tête, mon plan.

Je suis rassuré. Et que se passe-t-il quand vous êtes rassuré ? Vous êtes confiant en vous, en votre force.

Votre langage corporel ne vous trahit plus. Au contraire, il prouve votre assurance.

Votre confiance retrouvée, vous LA COMMUNIQUEZ À LA PERSONNE QUI VOUS ÉCOUTE. 

C’est votre meilleur passeport pour la réussite. C’est votre plus belle chance de tout exploser et enfin réussir un entretien de recrutement.

un entretien d'embauche n'est pas un mauvais moment à passer - photo d'une jeune femme souriante.
Décrocher un nouvel emploi avec le storytelling ? J’y suis arrivé, pourquoi pas vous…

Je ne dois pas vous cacher que j’ai encore testé cette technique en mars, lors d’un entretien pour un emploi très, mais alors très éloigné de mes compétences. J’ai eu un échange riche avec mon interlocutrice (responsable des ressources humaines).

Un ÉCHANGE, je vous dis bien, pas un monologue.

Je n’ai pas accepté le job car nous avons conclu AVEC la DRH que je devais élargir mon réseau pour ce travail. Et elle m’a assuré que je pouvais la contacter dès que j’étais OK. C’est génial une telle conversation. Tout change !

Vous n’ennuyez plus ceux à qui vous parlez, mais vous COMMUNIQUEZ. Vous n’êtes plus dans le rapport de forces, mais vous agissez en CONFIANCE. Vous êtes soulagé, mais surtout vous SOULAGEZ le recruteur ou le cabinet de recrutement.

Il est rassuré.

Diagnostics et conseils pour réussir son entretien d’embauche

Docteur, le diagnostic, ça urge !

Voilà mon diagnostic :

  • Le problème ne vient pas de ce que vous dites, mais de COMMENT vous le dites.
  • Vous ne collez pas avec votre histoire.
  • Vous devez travailler votre récit personnel pour qu’il vous corresponde.
  • Vous devez peaufiner votre storytelling pour décrocher l’emploi de vos rêves.
  • Les épreuves que vous avez vécues ne sont pas un défaut mais un apprentissage.
  • Pour faire bonne impression le jour de l’entretien, soyez honnête et transparent.
  • Vos doutes sur votre capacité à assumer le poste ne sont pas une faiblesse mais une preuve de franchise.

Pour un storytelling appliqué au cadre professionnel, des experts américains parlent de personal branding ou de récit autobiographique.

J’appelle ça le mouvement narratif. C’est-à-dire comment vous allez prendre la main de votre auditeur et l’amener dans une danse coordonnée, légère, pour qu’il vous suive là où vous voulez le mener.

comment réussir son entretien d'embauche sans raconter une histoire captivante au recruteur ?
Comment réussir son entretien d’embauche sans raconter une histoire captivante au recruteur ?

Sculptez votre récit avec autant de précision qu’un artisan de Thiers fabrique son couteau de collection.

Voici un exemple de dialogue pour un entretien d’embauche

Pour bien comprendre l’enjeu, je vous propose d’écouter ces deux candidats. Ils postulent pour le même emploi de responsable commercial, et ont un profil très similaire. Voici leur récit réaliste face au recruteur :

  • Philippe : « Bonjour, je m’appelle Philippe. J’ai validé un BTS commercial à Dijon en 2002, après avoir obtenu mon baccalauréat avec mention bien au lycée d’enseignement général de la même ville.
    Après mon BTS, j’ai été embauché par l’entreprise Dupont SA comme attaché commercial avant d’évoluer vers un poste de chargé d’affaires en novembre 2004.
    Deux ans plus tard, j’ai été approché par un cabinet de recrutement pour un emploi similaire chez Rex Technologies, à Besançon. J’ai pris la responsabilité du service cinq mois plus tard, avec quatre chargés d’affaires sous mes ordres.
    »
  • Ingrid : « Bonjour, je suis Ingrid. Votre entreprise recherche un responsable commercial capable de motiver une équipe de 5 commerciaux dans un business très technique ?
    Il se trouve que, lors de mon emploi comme déléguée commerciale pharmaceutique, mon responsable me confiait à chaque fois la formation des nouvelles recrues pour qu’elles acquièrent les bonnes méthodes de vente. Ce que j’ai d’abord interprété comme une charge supplémentaire, a révélé mon goût pour la formation et la motivation des autres.
    J’en remercie encore ma hiérarchie de m’avoir accordé sa confiance ! Avec ma candidature, votre entreprise dispose donc d’un profil opérationnel tout de suite pour accompagner vos collaborateurs vers leur réussite !
     »

Alors, laquelle de ces deux présentations vous semble la plus percutante ?

À l’inverse, laquelle risque d’ennuyer le plus son interlocuteur ? Je pense que vous n’avez pas besoin d’une demi-heure pour trancher…

Emploi et storytelling font bon ménage… mais trop peu de candidats le savent. Dommage.

Étudions maintenant les deux propositions de valeur (et oui, je refuse de parler de demandeur d’emploi, vous proposez votre valeur). Et tirons-en les enseignements.

Le cas de Philippe :

  • Son parcours est intéressant. Il prouve la progression du candidat.
  • MAIS Philippe récite son discours. Il ne l’habite pas. Il ne le scénarise pas. Vous souriez, car tout ça vous semble évident ? Et bien vous serez ravi d’apprendre que la grande majorité des candidats (plus de 80%, et encore, je reste prudent…) se comportent comme Philippe pendant leur entretien.

Penchons-nous sur le cas d’Ingrid :

  • Son parcours est pertinent. Ingrid a aussi progressé pendant sa carrière.
  • MAIS elle a utilisé le storytelling pour avoir cet emploi. Elle a interpellé son interlocuteur. Elle a appliqué une structure simple mais redoutablement efficace pour capter l’attention du recruteur. Elle a scénarisé son profil. Sa carrière est vécue comme un film.

Trouver un nouvel emploi sera beaucoup plus facile grâce à cette stratégie en 8 points

Maintenant que vous avez compris l’intérêt de la stratégie (le POURQUOI ?), reste maintenant à savoir COMMENT faire ? Comment parler à un chasseur de têtes pour lui donner envie de vous choisir ?

Bon, je ne peux pas écrire votre histoire à votre place (à moins que vous ne me le demandiez, voir plus bas). Mais retenez la stratégie que vous devrez appliquer pour votre storytelling :

1- Soignez le début (= attaque) de votre prise de parole. N’hésitez pas à surprendre votre interlocuteur.

2- Cherchez dans votre expérience professionnelle tout ce qui a un lien avec le job que vous visez (bénévolat, stage, CDD, missions, etc.)

3-Essayez de trouver une anecdote pour chacune de vos expériences.

4- Entraînez-vous à les évoquer en 2-3 lignes maximum.

5- Repérez les points faibles de votre histoire et concentrez-vous dessus (ne les évoquez surtout pas pêle-mêle).

6- Renversez leur côté négatif et transformez-le en opportunité. Comme l’a fait Ingrid dans mon exemple.

Voici mon propre exemple VÉRIDIQUE et APPLIQUÉ en entretien :

– « J’ai repris mes études car j’avais une grande idée. J’avais tellement aimé parler des entreprises dans mes articles, que je voulais travailler pour elles, et mettre ma plume au service de leur communication. Mais voilà, j’ai échoué. Mes candidatures n’ont pas été retenues.


– J’ai d’abord été déçu, je ne le cache pas. Mais en fait, c’était un mal pour un bien ! Car j’ai dû rapidement trouver un emploi. Et j’ai été recruté par Didier, un directeur de concession automobile, avec qui le courant est passé.


– J’ai découvert grâce à lui et à son ouverture d’esprit un métier que je ne connaissais pas. Où je me suis totalement épanoui. Et j’ai eu d’excellents résultats que je peux prouver grâce à mes fiches de paie. Cette expérience de commercial, je vous propose de la mettre au service de votre entreprise !
»

7- Prévoyez des preuves pour appuyer vos arguments. Des chiffres.

8- N’inventez rien ! Votre storytelling, ce n’est pas de la science-fiction. Simplement, vous présentez autrement la réalité.

Cette méthode a changé ma vie professionnelle et ma façon de candidater.

À vous aussi, elle va vous permettre d’entrer en communication consciente ET inconsciente avec votre recruteur.

Avec le storytelling, vous émettez un message positif. 
Vous gagnez en persuasion, en confiance.
C’est là que tout change ! Que vous faites la différence.

Votre storytelling répond à une curiosité de l’espèce humaine. L’homme adore les histoires.

Nous sommes tous les descendants des hommes préhistoriques qui rassemblaient leurs compères autour du feu pour évoquer la mémoire des anciens, commenter les croyances de la tribu.

Votre recruteur ne fait pas exception à la règle. Lui aussi veut sa dose de rêve, d’histoire.

En bref, vous ne cherchez pas un nouveau travail. Vous n’êtes pas là pour postuler à un job. Mais vous êtes en quête d’une nouvelle aventure (professionnelle). 
Vous n’êtes plus un demandeur d’emploi. Mais vous êtes un héros qui apporte sa passion et son expérience pour mener à bien une nouvelle quête.

Damien RICAUT, storyteller

P.S. : apprenez le storytelling et racontez des histoires qui vont captiver en cliquant ici.

Sources :

livre l’entretien d’embauche en 202 questions

Le grand livre de l’entretien d’embauche

Article sur les 10 questions pièges lors d’un entretien de recrutement

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