Histoire d’entrepreneur : à 45 ans, c’est trop tard pour moi ? 3 raisons (et des statistiques) pour y croire quand même…

Quand on parle d’histoire d’entrepreneur en France, on a souvent la même image qui nous revient. Le jeune startuppeur ultra connecté, qui va se détendre au baby-foot entre deux programmes informatiques. Autre cliché bien hexagonal : après 45 ans, on pense plus parties de Scrabble et retraite que business plan et incubateur. Bref, deux mondes s’opposent. Ok, mais les quadragénaires comme vous et moi, ont-ils le droit de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale du digital ? Même si le Python reste dans notre esprit un reptile prédateur et pas un langage de programmation… Dans cet article, je vous donne 3 raisons d’y croire, amis quadras.

Le mythe du startupper qui change le monde dans son garage, brisé par la réalité statistique

Vous voulez une histoire d’entrepreneur en France ? C’est simple, on vous parle tout de suite génération Y, millennials, webentrepreneur, nomade digital, start-up, incubateur, etc. Et c’est tant mieux ! Tous ces jeunes qui veulent changer le monde, j’adore.

histoire d'entrepreneur-signe start-up

Mais il y aussi les chiffres qui sont là pour nous rappeler que nous aussi, les plus de 40 ans, nous avons notre carte à jouer. Nous pouvons devenir entrepreneurs.

Nous ne sommes pas encore obnubilés par l’état de notre prostate. Nous ne cherchons pas qu’à sécuriser notre plan retraite. Nos loisirs, ce ne sont pas que les parties de Scrabble ou le jeu télévisé “Qui veut gagner des millions ? “.

À 45 ans, nous pensons encore création, business plan, idées d’avenir. Nous avons des rêves, des espoirs. Et des idées d’entreprise qui peuvent fonctionner.

Les chiffres le prouvent. D’après une statistique parue dans les Échos Entrepreneurs, l’âge moyen pour entreprendre est de 38 ans en France.

Même les mythes d’entrepreneurs les plus puissants viennent se briser contre la réalité statistique. Aux États-Unis, le super storytelling du startuppeur qui a quitté la fac pour lancer sa boîte avec succès, ne correspond pas à la majorité des cas. Une étude menée par deux chercheurs du MIT entre 2007 et 2014 établit que, parmi les 2,7 millions de créateurs américains, l’âge moyen était de… 42 ans.

histoire d'entrepreneur_à 45 ans photo d'un homme en costume.

Mieux, les chercheurs ont observé que les jeunes entreprises avec la plus forte croissance avaient des créateurs âgés de 45 ans en moyenne.

Bon, nous vient fatalement en tête l’histoire d’entrepreneur qui nous fait tous rêver. Le king du réseau social, Mark Zuckerberg, patron de Facebook et milliardaire à 23 ans.

Richard Branson a connu le succès à 41 ans

Mais Richard Branson, patron de Virgin à 23 ans, a connu le succès quand il en avait 41. Idem pour Elon Musk (boss de Tesla et Space X), milliardaire à 41 ans, et créateur à 27.

Les 3 raisons pour créer votre boîte à 45 ans

Bon, revenons les pieds sur terre.

Je ne sais pas vous, mais je ne suis pas encore milliardaire comme Elon Musk. J’ai 44 ans et j’ai lancé ma boîte dans le content marketing. Alors, ai-je un espoir de réussir ? Là aussi, l’âge devient un facteur positif quand on parle réussite. Et oui, nous les quadras, avons trois facteurs clef de succès qui favorisent notre projet entrepreneurial :

  1. L’expérience.
  2. Le réseau.
  3. Il n’y pas d’autre issue que la réussite. Alors, foncez !

L’expérience est un atout pour réussir votre projet d’entreprise

Passé le cap des 40 ans, à moins de s’appeler Tanguy et de vivre encore chez ses parents, on a un acquis professionnel. On a déjà dû affronter des crises. On a un savoir-faire qui nous sera toujours utile.

Si je me suis lancé dans le marketing de contenu, c’est d’abord parce que j’ai un passé de douze années de journaliste et de chef d’agence. Une expérience professionnelle complétée par quatre années dans la vente et un master en marketing. Je pense avoir une légitimité.

Je suis convaincu que les entrepreneurs ont besoin de professionnels pour les aider à raconter une histoire différente des autres et se faire remarquer. Parler de compétences, de savoir-faire, ne suffit plus aujourd’hui.

Au départ, j’étais attiré par l’ecommerce.

Au départ, j’étais très attiré par le ecommerce et je m’étais déjà informé sur le sujet. J’ai préféré me reposer sur mes acquis.

J’ai été conforté par ce choix quand j’ai lancé le podcast Les Divergents. J’y parle de profils atypiques animés par l’envie d’entreprendre.

histoire d'entrepreneur_dessin d'un homme chauve à lunettes.

À chaque fois, les interviewés rappellent que leur précédent métier les a propulsés vers la réussite. Même s’il était éloigné de leur nouveau business.

Le réseau accélère votre progression

Autant que l’expérience, le réseau est un super accélérateur de succès.

L’ami notaire va vous conseiller pour protéger votre famille en cas de crash. Le cousin qui bosse dans le développement commercial va booster votre portefeuille de clients. Et le parent d’élèves croisé à la grille de l’école se trouve être le N+2 de votre client rêvé (c’est mon cas !).

Voilà des exemples pas si éloignés de la réalité, non ? Quel gain de temps !

À 45 ans, c’est marche ou crève…

Bon, à l’image des corsaires qui coulaient leur bateau avant de partir à l’abordage, pour nous les quadras, c’est un peu vaincre ou mourir.

Enfin, surtout pour moi. Car dans mon beau pays qu’est la France, après 45 ans, on est déjà catalogué seniors. Alors, le profil entrepreneur-atypique-qui a échoué, ne va pas franchement faire rêver les futurs recruteurs. Si vous ajoutez à tout ça une double expérience atypique de journaliste-commercial, je pense que mon CV a toutes les chances de subir un classement vertical. Je suis réaliste. Alors, à l’abordage !

Histoire d’entrepreneur : « Papa, tu fais quoi pendant tes journées ? »

Maintenant, le challenge le plus intimidant, est d’écrire ce dernier chapitre de ma vie professionnelle, mon histoire d’entrepreneur, entamée voilà six mois.

– Avec les enfants qui demandent : « Papa, tu fais quoi pendant tes journées ? »

– Les clients à prospecter.

– Les doutes quand le téléphone ne sonne pas.

– Le chiffre d’affaires qui ne grimpe pas aussi vite que le montant des factures.

Mais il y a aussi :

histoire d'entrepreneur_deux hommes de 40 ans se serrent la main.

– Les clients contents qui remercient.

– La satisfaction personnelle quand le contrat est signé.

– Les soirées ou les dimanches à travailler sans compter les heures, porté par son enthousiasme (comme maintenant).

– Le bonheur de faire ce qui vous plaît vraiment.

Je l’avoue, j’ai créé cette entreprise parce que je voulais m’inventer le job qui allait avec mes compétences et mes envies.

Le salariat ne me dérangeait pas. Bien au contraire. Je me suis toujours épanoui dans les entreprises où j’ai exercé. Mais les employeurs, pour mon nouveau métier de content manager, préfèrent les millennials. Ils les trouvent plus aptes à remplir le cahier des charges du métier. Je devais me faire une raison…

Mon livre de chevet, Cyrano de Bergerac.

Je vais vous faire une dernière confidence.

Vous savez quel est le livre qui reste toujours sur ma table de chevet et m’inspire dans mon histoire d’entrepreneur ? (Et oui, je lis encore des livres. Pire, je mets des “Post It” sur les passages importants. Si ce n’est pas vieux jeu, ça…)

Ce bouquin, ce n’est pas un manuel de motivation pondu par un gourou américain. Ni une étude de cas marketing.

Non, c’est Cyrano de Bergerac. La phrase que j’ai soulignée et que je me répète pour me donner du courage, est la tirade du “Non Merci”. Souvenez-vous : « Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul. »

Damien Ricaut

P.S. : cette histoire d’entrepreneur quadra est proche de la vôtre ? N’hésitez pas à témoigner de votre expérience dans la rubrique “commentaires” (tout en bas de la page). Ça fait toujours du bien de se sentir appartenir à une communauté.


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