Storytelling : 11 erreurs qui tuent votre histoire avant même qu’elle ne commence

Découvrez comment éviter ces erreurs.
Pour transformer vos histoires de «bof» à «wow»
sans vendre votre âme.


« Mais comment ça je fais des erreurs en storytelling ???

Tu délires ou quoi Damien !!!

J’ai lu et relu « Le Héros aux mille et un visages » de Joseph Campbell.
J’ai même acheté « L’anatomie du scénario », de John Truby.

Ces deux bouquins, ce sont des bibles pour raconter une histoire.

J’ai pris plein de notes dessus.

Franchement, je te comprends pas !!!

Tu te prétends formateur en storytelling, et tu es à côté de la plaque. Désolée de te le dire… »


Sophie est bien énervée 🤬.

Ma dernière remarque, quand on s’est vus à notre espace de coworking, l’a presque choquée.

Comment je peux lui dire que CES DEUX GROS BOUQUINS NE LUI SERVIRONT À RIEN ???

À part si elle veut être embauchée dans les studios Disney.

Je vous explique.

Sophie est entrepreneuse. Elle est coach en développement personnel.
– Elle sait que ses clientes sont sur Instagram.
– Elle veut leur parler. Mais SURTOUT PAS avec des posts « chiants à lire » (c’est Sophie qui le dit).
– Elle a très envie de faire des vidéos. Mais elle souffre quand même du syndrome de l’imposteur.
– Elle a toujours peur d’en faire trop. De ne pas être assez crédible.

OK, bon, j’y suis allé un peu fort quand j’ai prétendu que ces 2 livres sont inutiles.

Mais…
Pour moi, Sophie doit SE FAIRE CONNAÎTRE POUR VENDRE, NOM DE BLEU !!!

Elle n’est pas là pour scotcher des spectateurs devant un écran de ciné. Pendant qu’ils savourent leurs popcorns.

Les deux livres dont Sophie parle, ils sont d’abord pour approfondir les techniques de scénario. Pour le cinéma, les fictions.

Pas pour séduire des acheteurs.

Il y a erreur de sa part. C’est ce que j’ai essayé de lui expliquer quand nous nous sommes parlés.

Au lieu de ça, on s’est embrouillé 😕.


J’avoue, durant notre échange, j’ai été à court d’arguments.

C’est pour ça que j’écris cet article.
Pour lui dire après coup – et au calme – ce que j’aurais aimé dû lui dire.

Voici donc les 11 grosses erreurs de storytelling que j’ai observées pendant mes échanges avec mes élèves. (L’erreur de vouloir faire un scénario pour le ciné en fait partie).

Je vous propose aussi mes méthodes pour les corriger.

Un conseil : gardez cet article dans vos favoris.
Pour checker vos futures histoires avant de vous lancer. Ça peut servir 😉.


Erreur de storytelling n°1 : vous tromper de rôle

Tout le monde veut être un héros.

Même vous.

Vous en rêvez. Vous vous fabriquez vos histoires.
Ça depuis que vous êtes tout(e) petit(e).
C’est normal.

Mais dans mon approche, vous vous positionnez comme un(e) chef d’entreprise qui veut trouver des clients. Et générer du cash.

Parce que si vous ne faites pas du chiffre, ce n’est pas une entreprise que vous avez, mais un hobby.
Je sais, c’est pas toujours facile à entendre.
Mais c’est la réalité.

Donc ?
Votre héros, c’est votre client.
Ce n’est pas vous.

Vous êtes le guide qui aide le héros.
POINT. FI-NAL.

Pourquoi c’est PRI-MOR-DIAL que vous reteniez ça ?
– Parce que c’est la base de la vente. Votre futur client, avant d’acheter votre produit / service, il doit être convaincu que c’est ce qu’il recherche.
– Parce qu’une histoire qui raconte comment un de vos anciens clients a déjà résolu le même problème grâce à vous, c’est une excellente preuve de votre pertinence.

Donald Miller, P-DG de la société Storybrand, a publié plusieurs best-sellers.

Donald a aidé plus de 3000 entreprises à clarifier leur communication. Dans sa méthode, détaillée dans son livre « Storybrand », il vous explique pourquoi lui aussi, il conseille de positionner votre client comme le héros de votre storytelling.

Bon, il y a quand même une exception.

Vous pouvez vous faire plaisir.
Devenez le héros de votre histoire quand vous voulez que vos lecteurs vous découvrent.

Par exemple, dans votre home page, votre résumé Linkedin.
Mais restez tourné(e) vers les préoccupations de votre persona.

La marque de votre premier string, il s’en fout.
En revanche, votre premier échec dans votre business, ça l’intéresse.

En fait, c’est du BSP (Bon Sens Paysan 😉)

Ah, j’oubliais…

Mon conseil : dans votre prez’, évoquez :
– votre vision,
– votre mission,
– les valeurs qui vous animent.

En résumé, c’est une ÉNORME ERREUR de mélanger les rôles.

Si vous retenez ce que je viens de vous dire, vous avez déjà fait 50 % du taf.

Prêt(e) à franchir les autres 50 % ?

Je vous sens chaud. On fonce alors.

Erreur n°2 : croire que l’histoire fait vendre

« Boh Boh Boh.

Tu me joues quoi là Damien ???

Maintenant, tu me dis que l’histoire NE FAIT PAS VENDRE.

Y avait de la beuh dans tes cookies du goûter ???
 »

(Je suis certain que vous vous dites ça.
Je me trompe ?)

Sauf que…

Ça, il n’y a pas que moi qui le dit. Et qui l’assume.

Je l’ai entendu aussi dans la bouche de Lionel Clément. Dans un podcast où il était invité.

Lionel est une référence française du storytelling. (Il a bossé pour Renault, Schneider, L’Oréal). Des petites PME, quoi…

C’est d’ailleurs lui qui m’a fait découvrir le mot de storytelling.
J’adore ce mec.

C’est lui qui a dit cette phrase que j’aurais voulu prononcer moi :

« Ce n’est pas l’histoire qui fait vendre. Mais le fait que je me retrouve dans cette histoire. »

Par Lionel Clément, master-chef du storytelling.

Pas la peine donc de vous inventer un trek au Népal où vous avez eu la révélation de votre business en dansant sous la Lune.

Si vous voulez impacter, votre histoire doit résonner chez votre client-cible.
Même l’anecdote la plus insignifiante pour d’autres, elle va le bousculer LUI.

C’est là l’essentiel pour vous.

C’est même surpuissant.
Parce que vous faites fuir les vendeurs de rêves, les chasseurs de gratuit. Ceux qui vont vous prendre du temps d’attention sans jamais rien vous donner en retour.

Erreur n°3 : franchir la ligne blanche

J’en ai mal pour eux.

Tous ces membres Linkedin.

Qui ont confondu storytelling perso et déballage intime.
Parce que le selfie avec une morale à deux balles dessous, c’est très tendance sur le réseau social « des pros ».

Que Kim Kardashian expose au grand jour ses chirurgies esthétiques ou ses aventures sentimentales, ça la regarde.

Elle est futée et elle sait que ça fait partie de son bizz.

Mais VOUS ???

– Vous êtes certain que l’accouchement de votre femme est une leçon business (oui, oui, j’ai lu ça 🙈) ???
– Vous êtes prêt(e) à avouer à tout le monde que vous avez été victime d’une maladie très grave ???

Tout ça doit être réfléchi.

Certains disent que sur les réseaux sociaux, les gens oublient vite ce que vous avez partagé.
Ils prétendent aussi que si vous hésitez, c’est que vous devez le faire.

Mouaip…

Mon expérience de journaliste me prouve surtout un truc :

Les paroles s’envolent, les écrits restent.

(Parole de moi-même)

Donc, mollo quand même sur le déballage.
Vous risquez de rater votre objectif.
De devenir une cible facile.

Le mythe du héros ne doit pas devenir le mythe du zéro.

Vous êtes là pour gagner votre vie.
Pas pour la briser parce que vous êtes harcelé(e) par des haters frustrés du c…

Erreur n°4 : vous prendre pour Superman

Oui. Certains en font trop. Dans la démesure.
– Dans le superpouvoir de leur produit.
– Dans l’esprit radieux qui règne dans leur boîte.
– Dans les résultats financiers à rendre jaloux Jeff Bezos.

Combien de fois vous avez vu ces selfies avec tous ces gens hilares.
Qui se tiennent tous par les épaules.

Même Francis Lalanne en artiste maudit a l’air plus crédible.

Qu’est-ce que vous ressentez que vous voyez ces démonstrations d’auto-satisfaction ?

Oui, je sais…
Gardez ça pour vous.
On pense pareil.

« Nous sommes entrés dans la société de défiance et de la polarisation », comme le rappelle le média Influentia dans l’article « Story weaving is the new storytelling« .

À trop vouloir passer pour un entrepreneur aux superpouvoirs, vous donnez l’image d’un super menteur.

Dosez.

À l’heure de la défiance généralisée, l’autosatisfaction fait « fake ».

À la place, pensez que oui, vos échecs, vos doutes, vos peurs sont plus vendeurs.

Celui ou celle qui prétend tout réussir du premier coup, il passe pour un menteur.
Son stratagème est contre-productif. Parce que le fake enclenche le détecteur de bullshit.

Comme je le dis :

« On ne naît pas héros.
On le devient.

C’est votre parcours difficile qui captive votre client-cible.
Pas vos gros muscles ni votre cerveau de « haut potentiel intellectuel ». »

Erreur n°5 : vous comparer

Cette erreur, elle m’a brisé.

Quand j’ai lancé ma première boîte, je scrollais sur mon écran de smartphone.
Je voyais trop de gars et de filles exposer leurs réussites.

Moi, qui débutais avec ma centaine d’euros mensuels de CA, je me trouvais naze.

Au nom de quoi je pouvais prendre la parole sur les réseaux sociaux ?

Je suis donc retourné dans le salariat.

Si je vous écris aujourd’hui, c’est que j’ai décidé de retenter ma chance dans l’entrepreneuriat.
J’ai déjà de beaux clients (des universités pour la plupart).

C’est surtout une fille qui m’a donné envie de me bouger le fion.
Elle s’appelle Florine Legros.
Elle est morte l’année dernière.
Mais je n’oublierais jamais ses mots, quand j’ai lu son email :

« Tu ne peux pas te sentir comme une merde face à une personne dont tu ne connais pas la vraie vie. »

Florine LEGROS, storytelleuse et copywriteuse d’exception.
RIP Flo Flo.

En respect pour Flo Flo, j’ai décidé de me donner une vraie chance. Cette fois-ci.

Vous aussi, ne vous comparez pas quand vous pensez à votre histoire.
C’est un poison qui agit insidieusement sur votre motivation, sur votre moral.

Erreur n°5 : vous prendre pour un Énarque

Quand vous parlez, endossez le bon costume.

Je ne pense pas que vous allez passer le Grand Oral pour rentrer à l’ENA.

Vous n’êtes pas non plus Robert Badinter qui plaide contre la peine de mort.
Ni André Malraux qui invoque les glorieux résistants.

Non, jouez votre rôle.
Oubliez la grandiloquence.
Les effets de manche, laissez ça aux avocats dans les tribunaux.

Vous, vous êtes un(e) entrepreneur(se) inspiré(e).
Mais pas le libérateur des opprimés.

Chacun son rôle.

Plutôt qu’un grand discours, proposez un cas concret.
Citez une vente ratée et la leçon que vous en tirez (comme je le fais en cours devant mes entrepreneurs). Citez une soirée où on vous a fait une remarque désobligeante et comment vous l’avez surmontée.

Erreur n°6 : la morne plaine

Jacques Brel a magnifié le plat Pays.
Mais c’était Jacques Brel. Un poète. Un enchanteur de mots.

Alors…
Privilégiez le relief.

Si votre histoire n’a pas de relief, elle fera pshitt.

Toute histoire est parsemée d’obstacles. De remises en question.

Kieran Drew, top storyteller, le rappelle à longueur de tweets.
C’est un ancien dentiste qui a tout plaqué après un grave accident de santé.
Il parle tout le temps de ce qu’il a vécu dans sa newsletter.

Je pars d’un principe :
Une histoire sans obstacle est terne comme une vie sans amour.

Erreur n°7 : vous faire manipuler par les apprentis copywriters

« Les émotions, les émotions.

Mettez des émotions partout.

C’est ce qui fait vendre
. »

Voilà ce que ce copywriter martelait pendant son webinaire.

Le pire ?
– Il a raison. Les émotions font vendre. Indirectement. Parce qu’elles tapent direct dans le cerveau reptilien de votre client-cible.

Mais la plus grande force de l’histoire n’est pas de provoquer des émotions.

Une histoire est d’abord une preuve de ce que vous dites.

Les émotions peuvent être aveuglantes.
Les émotions peuvent manipuler.

Privilégiez la vérité.

Erreur n°8 : avoir peur

Vous avez peur.
– Peur d’en rajouter.
– Peur de mal vous exprimer.
– Peur de paraître prétentieux(se) quand vous parlez de vous.


Alors ?
– Rappelez-vous que vous n’êtes pas le héros. Le héros, c’est votre client. Vous êtes son guide.
– Dites-vous que vous rendez service à quelqu’un en difficulté avec ce que vous proposez.

Un autre truc m’énerve

Le mythe du héros de Joseph Campbell a égaré bien des entrepreneurs.
Il les a intimidés.
Ils se sont dit : « Jamais, jamais je ne serai capable de faire ça. »

Mais je vous rassure à nouveau.
VOUS N’ÊTES PAS SCÉNARISTE POUR DISNEY.
Vous êtes solopreneur, consultant, coach, conférencier, à la tête de votre start-up.

Votre mission est forte et assez exigeante comme ça.

Tant que votre storytelling motive et pousse à agir, vous atteignez votre objectif.

Erreur n°9 : oublier vos cours de sciences physiques du collège

Toute histoire est une tension.
Souvenez-vous de vos cours de sciences physiques au collège.

La tension, l’énergie qui en découle, c’est une différence d’état.

C’est ce qui fait la différence entre un lac qui clapote et une rivière tumultueuse et puissante.

Pour être puissant, votre discours part d’un état initial et va vers un état final différent.
C’est un parcours tortueux où le héros sort plus fort, plus prêt, plus talentueux.

Votre héros est TRANS-FOR-MÉ.

En storytelling :
La tension = L’attention.

Erreur n°10 : oublier la scie

Se tromper de cible.

Difficile de ne pas aborder cette erreur en storytelling.

Comme l’a dit Abraham Lincoln :

« Que l’on me donne six heures pour couper un arbre, j’en passerai quatre à préparer ma hâche. 

Abraham LINCOLN, 16e président des États-Unis.

C’est pareil pour vous.

Passez 80 % de votre temps à affûter votre argumentaire et 20 % à faire le travail.
Concentrez-vous sur la connaissance de votre client.

Si vous arrivez à décrire le problème douloureux de votre persona mieux qu’il le ferait lui-même, il vous suivra au bout du monde.

Il vous reconnaîtra comme son guide.
Son Messie. Comme Paul Atréide dans Dune.

Erreur n°11 : ne pas vous exercer

Je me souviens encore de cet entretien avec un grand journaliste que je connais bien :
Rik Van Cauwelaert, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire flamand Knack (l’équivalent de l’hebdo français L’Express).

Rik a un talent qui le distingue parmi ses pairs.
Il a toujours des références précises, des anecdotes ciblées qui inspirent ses interventions publiques, ses articles.

Tout le monde se demande comment il fait.

Sa soeur m’a confié que Rik a toujours un carnet avec lui, dans lequel il note ce qui lui semble important.

Je suis ce conseil.
J’ai un outil digital, To Do Ist, qui est formidable.

C’est une appli qui me permet de stocker gratuitement mes pensées, mes notes, mes surlignages.

Pour y faire référence.

Surtout…
J’essaie d’y écrire tous les deux jours une histoire qui me vient en tête.
Une histoire qui peut un jour – qui sait – m’être utile.

Vous aussi, commencez tout de suite votre catalogue d’histoire.
(Je vous apprends ici comment raconter une histoire).

Vous allez voir un miracle s’accomplir, en moins d’un mois.

Vous :

« WAOUH, MAIS C’EST QUOI CE MIRACLE DAMIEN ???

Tu en as trop dit, là !
 »

Moi :
–  « Minute Papillon.
C’est tout simple.
Si vous notez vos histoires.

Même celles qui vous semblent insignifiantes.

Au bout d’un moment…

Vous allez voir de bonnes histoires partout.
 »




Damien Ricaut, apprenti storyteller de 50 ans.

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